Tuesday, October 29, 2013

La dépression, cette maladie incomprise.

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Le 27 octobre 2013, se déroulera la 10e journée Européenne de la Dépression. Durant toute la semaine, à partir du 22 octobre, 10 villes proposeront des films-débats, des conférences, des stands d'informations, des animations culturelles ou encore des démonstrations de thérapies complémentaires, autour du thème "Dépression et travail".Pourquoi je vous parle de ça ?Parce que la dépression est une maladie qui m'a touchée de plein fouet, et ça a duré... plusieurs années. Car la dépression est une maladie souvent mal comprise et mal acceptée. Car les personnes qui en souffrent sont souvent jugée et dénigrée.Mon parcours auprès de cette fichue maladie a commencé très tôt. Dès mes 15 ans, j'ai connu des profondes phases de déprime et de mal-être, mais on mettait tout cela sur la déprime hivernale, et sur l'adolescence, ce qui ma foi était légitime.Cependant, ça n'a pas cessé... J'ai continué à traverser des périodes de grand malaise, de troubles alimentaires, où je ne savais plus ce que je faisais ici, où je ne comprenais pas cette tristesse persistante alors que j'avais vraiment tout pour être heureuse. L'été de mes 19 ans, après une perte de poids significative et un craquage au travail, le mot est tombé comme un couperet : DEPRESSION.Je l'ai pris comme un coup de poing, c'était juste impossible que MOI je sois dépressive, non non non. Et pourtant... J'ai pris des médicaments, 4 mois seulement car je ne voulais pas m'y habituer. Quand j'ai fini par accepter cette maladie, car s'en est une, et bien j'ai commencé paradoxalement à aller mieux.Je n'ai pas été voir de psychiatre ou de psychologue, en tout cas pas immédiatement. Je m'analysais toute seule, jusqu'à me rendre compte qu'il n'y avait pas de raison particulière à ce mal-être, enfin en tout cas, qu'il n'y avait pas d'élément déclencheur. J'avais au fond de moi un malaise, je ne trouvais pas ma place, je me dévalorisais beaucoup, je vivais mal mes échecs... je m'étais créé tout un tas de mécanismes inconscients d'autodestruction finalement!...Quand j'ai fini par comprendre que c'était moi qui me détruisait, j'ai été voir une psychologue, qui m'a beaucoup aidé. Et puis, je me suis mise des coups de pieds au derrière, car il était pour moi, hors de question de persister dans cet état! J'avais toute la vie devant moi, alors il fallait que j'avance.J'ai toujours été d'une nature optimiste et naïve malgré tout.Voilà comment pendant près de 4 ans, je me suis battue contre mes rechutes, pour me relever quand je me sentais de nouveau tomber. Je n'ai pas pris de traitement, j'ai cherché des solutions ailleurs : dans la danse et dans la cuisine par exemple.Si je vous livre ce témoignage de cette partie de moi que j'ai longtemps repoussée, c'est dans l'espoir qu'un jour on cesse d'accabler les gens dépressifs. Cela peut arriver à n'importe qui, et véritablement nous tomber dessus.De mon côté, j'ai appris par la suite, qu'il y a un terrain familial, que notre patrimoine génétique joue son rôle lui aussi... et la dépression est une affaire de famille do côté de ma mère. Et puis, on m'a trouvé un gros déficit en vitamine D, que je ne fixe et ne fixerais jamais, ce qui occasionne des périodes de déprimes à l'approche de l'hiver.Bref. La dépression est un sujet important, que l'on banalise trop souvent. La France compte le plus grand nombre de consommateurs d'antidépresseurs et d'anxiolytiques. Le burn out professionnel est malheureusement une réalité qui touche de plus en plus d'actifs...Alors, je soutiens cette semaine d'information autour de la dépression, et autour de la pression au travail.Et vous, la dépression vous en pensez quoi ?

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